Posts Tagged ‘sdf’

Coluche et les Restos du Coeur

lundi, 28 septembre 2015
Coluche

Coluche

En France, comme en Irlande, la crise économique a fait beaucoup de victimes.  Selon l’INSEE,  il y a peut-être 150.000 personnes sans domicile fixe (SDF) en France dont 15.000 à Paris. Non seulement le nombre de personnes SDF ne cesse d’augmenter mais il y a aussi de plus en plus de familles qui n’ont pas les ressources financières qui leur permettraient de manger trois repas par jour.

Une des organisations caritatives qui travaillent avec les sans-abri et les pauvres c’est Les Restaurants du Coeur. Fondée il y a trente ans en septembre 1985 par l’humoriste Coluche, cette organisation a pour but « d’aider et d’apporter une assistance bénévole à des personnes démunies…notamment par l’accès à des repas gratuits. » Chaque année, les Restos du Coeur distribuent environ 130 millions de repas; depuis leur création les Restos ont distribué plus d’un milliard de repas aux 8,5 millions de Français qui vivent sous le seuil de la pauvreté.

Coluche en salopette

Coluche en salopette

Mais qui était Coluche? Né à Paris en 1944, Coluche (de son vrai nom Michel Colucci) est l’un des humoristes préférés des Français. Il fait ses débuts dans le music-hall mais il reconnaît presque tout de suite qu’il a plus de talent pour l’humour que pour la musique. Il décide de changer de nom et prend le pseudonyme Coluche – on trouve souvent le suffixe -uche en argot français: Amerluche (un Américain), guenuche (une petite femme laide), et, mon préféré, trucmuche pour désigner une chose ou une personne dont on ne connaît pas le nom. Il s’habille en salopette à rayures bleues et tee-shirt jaune et il met du maquillage pour avoir le nez rouge d’un clown… ou d’un poivrot. Dans ses sketchs il vise l’hypocrisie, les hommes politiques, la morale et la religion.

En 1980, il annonce son intention de se présenter à l’élection présidentielle de 1981. Son programme: «Je vais foutre la merde ». Sa décision sème la panique chez la classe politique qui la qualifie d’une blague ou d’un coup de publicité. Pourtant, quelques mois plus tard il se retire de la campagne présidentielle après la mort de son régisseur, René Gorlin.

En septembre 1985, lors d’une interview à la radio il annonce « J’ai une petite idée comme ça… s’il y a des gens qui sont intéressés pour «sponsorer» une cantine gratuite qu’on pourrait commencer par faire à Paris » et, comme par magie, les Restos du Coeur sont nés.

Obsédé par les motos et par la vitesse, Coluche bat en 1985 le record du monde de vitesse sur un circuit de moto en Italie atteignant 252,087 km/h. Mais en juin 1986, alors qu’il circule sur sa Honda 1100 près de Grasse, il entre en collision avec un camion de 38 tonnes qui lui coupe la route. Il meurt instantanément.

En 1988, l’Assemblée nationale, et la France, lui rend un dernier hommage en votant la « loi Coluche » qui exonère d’impôts les sommes versées à une organisation caritative.

Pour les textes des sketchs de Coluche, cliquez ici. Attention, interdit aux mineurs – trop de gros mots!

À vous maintenant…

Répondez aux questions suivantes (extrait des infos de 20h – France 2):

  1. What did Coluche not think was ‘normal‘ (acceptable) in France?
  2. How do we know Restos du Coeur was not intended to be a long-term project?
  3. How many people were helped in their first year?
  4. How many people are helped currently each year?
  5. How have the numbers of volunteers increased?
Publicités

Les morts de la rue

jeudi, 23 janvier 2014
(L'Express)

(L’Express)

Peter McVerry, prêtre jésuite, travaille avec les sans-abri à Dublin depuis plus de trente ans. Lors de la publication récente du rapport annuel du Peter McVerry Trust, il a affirmé que le problème des SDF (sans-domicile fixe) continue à s’aggraver et qu’ils sont plus nombreux aujourd’hui que jamais. En 2012, sa fondation a aidé plus de 2.000 personnes à trouver un logement provisoire, un chiffre qui ne cesse d’augmenter depuis l’inauguration de la politique d’austérité. Malgré tous les efforts des organisations caritatives,  ces derniers mois à Dublin il y a, chaque nuit, plus de  cent personnes qui dorment dans la rue. Le 12 novembre dernier, 139 personnes sans abri ont été recensés, une augmentation de 45 par rapport aux chiffres pour avril. La plupart des sans-abri sont des hommes (80%) dont 25% sont âgés entre 18 et 30 ans.

En France, une étude menée par l’Institut national de la statistique et des études économiques (l’INSEE) a révélé qu’il y avait 141.500 personnes sans domicile fixe en 2011, soit 11.500 de plus par rapport à l’année précédente – et cela représente une augmentation de 50% depuis 2001. À Paris, on estime à entre 10.000 et 15.000 le nombre de SDF. Selon la définition de l’INSEE, une personne est dite sans domicile si elle a passé la nuit précédant l’enquête dans un lieu non prévu pour l’habitation (on parle alors de sans-abri) ou dans un service d’hébergement. Souvent, les SDF dorment dans les stations de métro, dans les parcs ou sous les ponts mais on entend parler aussi de certains SDF qui dorment même dans les cabines téléphoniques.

cabine-telephonique-sdf

En Irlande comme en France, le stéréotype du SDF c’est quelqu’un qui a des problèmes avec l’alcool ou  la drogue – mais, en réalité, n’importe qui pourrait facilement se retrouver sans abri, du jour au lendemain, suite à une dépression, une crise financière ou une rupture familiale. Vivre en marge de la société, c’est connaître l’insécurité, la violence, la peur. En août dernier, le corps d’un SDF d’origine polonaise a été retrouvé dans une benne à ordures dans un centre de tri. Juste avant Noël, à Dublin,  un SDF âgé de trente ans a été tué dans le Phoenix Park.  En France, selon le collectif Les Morts de la Rue, entre novembre 2012 et mai 2013, 253 personnes ont été retrouvées mortes dans la rue; rien que pour la période entre le 1er janvier  et le 20 janvier 2014, quatorze SDF ont été retrouvés morts. Depuis quelques années, le collectif  organise une cérémonie à Paris pour rendre hommage aux personnes décédées dans la rue où les organisateurs lisent, un par un, les noms des disparus: « …pour prononcer leur nom une dernière fois, dignement. »

À vous maintenant…

  1. What is the first statistic we are given?
  2. To where, according to the speaker, does ‘la rue’ lead?
  3. At what age, on average, do homeless people die in: (a) Ile de France (i.e., the Paris region) and (b) elsewhere in France?
  4. What figures are we given for 2013?
  5. Why do so many die?
  6. What do homeless people have a tendency to do?

Merci à RTL, rue89.


%d blogueurs aiment cette page :