La plus célèbre photo au monde? – 2ème partie

Un Irlandais à Paris

Un Irlandais à Paris?

If you’ve been studying your Yeats, you’ll know how in Sailing to Byzantium he wanted to be immortalised as part of a timeless work of art. Here’s the story of one Irishman who manged to do just that – or so his family claim.

Beaucoup de personnes ont prétendu se reconnaître dans cette célèbre photo de Doisneau. Vous avez déjà lu comment le photographe a été poursuivi en justice par un couple qui  cherchaient des dommages et intérêts (voir le 5 février). Un passant, au  second plan, lui aussi a suscité beaucoup de discussions. Il y a deux prétendants au titre de « L’homme au Béret»: un avocat canadien, Gérard Petit, et un Irlandais, Jack Costello. Les membres de la famille Costello sont tous convaincus que c’est bien leur papa, décédé en 1983, sur la photo et non pas le Canadien. Le seul problème, c’est que Doisneau a rencontré Petit en 1989 et s’est déclaré satisfait de la version canadienne de l’histoire. Evidemment, Costello, mort depuis cinq ans, n’était pas en mesure de le contredire. Néanmoins, la version  Costello a tant  de charme qu’on n’a pas besoin d’être irlandais pour espérer que c’est la vraie.

Jack Costello est né à Dublin, au 39 Fontenoy Street pour être précis, pas loin du Mater Hospital en 1908. Homme sage et conservateur selon ses enfants, il ne fumait ni ne buvait. Il n’avait jamais quitté l’Irlande que jusqu’en 1950 quand l’idée lui vient de partir pour Rome avec un voisin de Clontarf, Patrick Boylan. Le pape Pie XII avait déclaré l’année 1950 une année sainte et les deux amis ont décidé, en bons catholiques, d’aller visiter la cité éternelle.

Ils sont partis en moto – une Triumph 350cc Twin, immatriculée ZD 6625, selon une photo de Walter Costello, le fils. Mais lors d’une escale à Paris, Boylan s’est égaré et Costello n’a pas pu le retrouver. Errant triste et seul sur les grands boulevards de Paris à la recherche de son compagnon, Costello ignore qu’en passant devant un café en face de l’Hôtel de Ville il va devenir, en quelque sorte, immortel. Car c’est à cet instant précis que Doisneau, le célèbre photographe, appuie sur le bouton de son appareil de photo pour prendre l’image mythique de deux amants qui s’embrassent qui est maintenant mondialement connue.

Voilà comment un Irlandais, ne se doutant de rien, en route vers Rome pendant son seul et unique voyage à l’étranger, s’est fait «immortaliser». Malheureusement, Costello est mort avant la commercialisation de la photo en poster, donc il n’a jamais pu bénéficier de la notoriété de la photo.

Merci à Helen Gygax et à Colin Randall. Pour lire plus: cliquez ici .

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